Visage grima?ant et transpirant, corps pench en avant,
sac chanel, mains au front tenant la lanire du sac de 50 kg pos sur le dos: sur les 50 km du sentier en fort reliant la mine de Bisie, dans l'est de la RDC, la premire route, les porteurs de cassitrite ont la vie dure.
Visage grima?ant et transpirant, corps pench en avant, mains au front tenant la lanire du sac de 50 kg pos sur le dos: sur les 50 km du sentier en fort reliant la mine de Bisie, dans l'est de la RDC, la premire route, les porteurs de cassitrite ont la vie dure.Chaque jour, entre 200 et 450 sacs de ce principal minerai d'tain, utilis notamment dans l'industrie lectronique, partent ainsi dos d'homme, depuis le carr minier jusqu' Njingala, le village le plus proche disposant d'une route.Les porteurs -ils seraient environ 2.000 selon les autorits locales- endurent 50 km de marche au coeur de cette fort de la province du Nord-Kivu (est) sur un sentier chaotique, souvent jonch de racines et boueux. Ils franchissent collines, marcages et petits cours d'eau, par une chaleur touffante ou sous une pluie battante.Les plus vaillants font le trajet d'une traite en une dizaine d'heures. Les autres partent l'aprs-midi,
chaussures puma pas cher, dorment sur le parcours, et reprennent la marche t?t le lendemain.Fiston Migabo, 23 ans, 1,55 m pour 65 kg, fait partie des costauds. Depuis trois ans, il sillonne la fort ainsi lourdement charg.Un jour il monte la mine avec de la nourriture, de la bire ou du matriel (casseroles, chaises, tlvision, planches...), le lendemain il redescend charg de cassitrite. Le programme est identique les deux jours suivants, avant un repos de trois jours Njingala o il vit."Tant que le corps accepte, je le fais comme ?a. Quand il pleut ou qu'il fait chaud c'est le plus pnible", explique l'AFP le jeune homme qui compte arrter "dans un an".Pour la cassitrite (50 kg), dont il ne sait pas quoi elle sert, il est pay entre 0,6 et 0,7 dollar (USD) le kilo, soit entre 30 et 35 USD le sac. Pour le reste c'est 0,
basket puma,4 0,5 USD le kilo.Sur le sentier, c'est un va-et-vient incessant de porteurs. Ils dambulent par petits groupes ou bien seuls. Tous ont des bottes en caoutchouc,
beats by dre, pas chres et adaptes pour aller dans la boue et traverser les cours d'eau.Ils font des escales pour s'alimenter dans des petits villages-restaurants installs au milieu de la fort, et o ils peuvent aussi dormir.Sur le parcours, au milieu des porteurs de caisses de bires -pleines l'aller, vides au retour-, des jeunes femmes pieds nus et sans chargement avalent les pentes presque en courant.Au passage c?t de trois hommes qui font une pause, flotte une odeur de chanvre. En fin de journe, un porteur file vers Bisie avec un gros sac de cette plante pos sur sa tte, suivi de prs par deux militaires en armes.La mine de Bisie et le sentier qui y mne sont tenus par des soldats de l'ex-mouvement rebelle du Congrs national pour la dfense du peuple (CNDP), intgrs dbut 2009 l'arme congolaise.Les soldats tiennent plusieurs "barrires" et taxent tous les marcheurs l'aller comme au retour, au tarif de 100 francs congolais (0,1 USD) le passage."Des coupeurs de route (voleurs) menacent les porteurs. Ces derniers ont demand aux militaires d'assurer leur scurit, en change ils leur donnent de quoi acheter la nourriture", explique Sylvain Balengelisa,
converse all star, l'agent territorial de Bisie.Le danger vient aussi des rebelles des Forces dmocratiques de la libration du Rwanda (FDLR) et d'autres groupes arms qui se cachent dans les forts alentour.Et la protection des militaires n'est pas toujours suffisante. Dbut avril, des porteurs ont ainsi t enlevs par des hommes arms puis dpouills de leurs biens, avant d'tre relachs.
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